Combien vous coûte réellement la garderie?

Une bonification importante du crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants a été annoncée dans le budget 2009-2010. Grâce à cette mesure, le coût quotidien net d’une place non subventionnée en service de garde privé (25 $) devient comparable à celui d’une place à contribution réduite (7 $) dans un service de garde subventionné, et ce, jusqu’à concurrence d’un revenu familial d’environ 125 000 $. Pour connaître le coût quotidien net des frais de garde selon votre situation, votre revenu familial, et votre coût brut de garde, nous vous invitons à utiliser le calculateur.

Calculateur

Depuis des années, je me demande combien je paie précisément pour les services de garde. Si on calcule l’ensemble des allocations du fédéral et du provincial en plus de la déduction d’impôt applicable si vous utilisez un service de garde privé, combien vous coûte réellement une place en garderie? Faites l’exercice, c’est étonnant!

Mères agressives et intimidantes sur Internet : pourquoi tant de haine?

Il y a quelques années, après la naissance de mon aîné, j’ai commencé à faire le tour de la planète Internet pour me documenter sur mon nouveau rôle de mère.  À l’époque (en 2004) puisque les blogues québécois étaient encore peu nombreux, c’est par le biais d’un forum de discussion, qui n’existe plus aujourd’hui, que j’ai eu mon premier bain de foule virtuel sur les questions entourant la maternité. 

Un jour, j’ai commencé à suivre une discussion qui portait sur les difficultés à obtenir une place en garderie.  Peu de temps après la publication de mon premier message,  une certaine « Madame B»  me traitait de mère irresponsable parce que j’allais «parker» mon bébé dans un «parking à bébés».  À quoi bon faire des bébés, disait-elle, si on ne veut pas s’en occuper?  Elle, elle avait fait les «bons» choix en décidant de s’occuper de ses enfants à plein temps.  Elle, elle était une vraie bonne mère et cela dit, elle trouvait inacceptable que les garderies à 7$ existent.  Son ton était haîneux et ses opinions entièrement guidées par des jugements aucunement nuancés. Boulversée et découragée, j’ai délaissé ce forum.  De quel droit pouvait-elle s’en prendre ainsi à moi?  Elle ne me connaissait même pas!  Comment une autre mère pouvait-elle être si méchante à mon endroit?


Si je vous parle de ça ce matin, c’est que la populaire émission américaine Good Morning America du réseau ABC a traité de ce sujet cette semaine.  Le «cyberbullying», qu’on pourrait traduire par quelque chose comme «cyberagression» serait très fréquente dans les blogues de mères, sur Facebook ou Twitter.  Celles qui n’allaitent pas se font traiter de mauvaises mères, celles qui travaillent sont accusées d’abandonner leurs enfants.  Certaines sont bêtement irrespectueuses, d’autres vont jusqu’à faire des menaces de mort.  Une psychiatre interviewée par GMA croit que l’insécurité et la confusion que ressentent certaines mères seraient à l’origine de ces comportements déplacés.  Vraiment?

Ici, sur Mamamiiia, je n’ai jamais été témoin de commentaires irrespectueux.  Je vous félicite, car même si j’aborde souvent des sujets qui suscitent des discussions, je suis toujours très impressionnée par la qualité de vos réflexions qui sont toujours constructives.  Par contre, quand je me promène sur La mère blogue – sur Cyberpresse – je me sens souvent inconfortable par l’agressivité des propos de certaines…et certains. Sur ce blogue, il n’y a pas que des mères qui commentent…

Le phénomène de la «cyberagression» par les mères est sans doute réel, mais je me questionne quand même sur le constat de ABC : qui nous dit que tous ces commentaires agressifs sont réellement générés par des mères?  Peut-on réellement être certain de la véritable identité de ces gens?

Et vous, avez-vous déjà vécu une «cyberagression» dans un blogue ou forum de mères?

Mamamiiia parmi les 25 blogues de filles à découvrir de Coup de Pouce

25 blogues de filles à découvrir

Elles nous font rire, nous instruisent, nous inspirent et nous incitent au débat. On se réjouit quand elles mettent en ligne un nouveau billet. Bref, leurs blogues nous enchantent. En voici 25 parmi nos favoris avec, en prime, quatre portraits de blogueuses qui nous racontent leur expérience.


Chroniques Blondes
Impossible de ne pas rigoler à la lecture de ce blogue! C’est que la scénariste Geneviève Lefebvre allie un sens aigu de la répartie à une imagination sans bornes. Résultat: des saynètes truculentes (certaines tirées de la vraie vie, d’autres non) avec des dialogues qui font image. Tantôt hilarant, tantôt personnel et profond, Chroniques Blondes vaut franchement le détour. 

Deux filles le mercredi soir
À les lire, on se dit: soit elles ont trop mis de piment d’Espelette dans leur soupe, soit elles ont eu une très, très grosse journée! Peu importe, les journalistes Diane Bérard et Martine Turenne enfilent les sujets «pas rapport» et s’en donnent à coeur joie pour refaire le monde, régler le problème des finances publiques et réclamer l’abolition des talons hauts. Si on a aimé leur livre éponyme (Deux filles le mercredi soir, paru en 2003), on adorera le blogue.
Elle M la mode
Et nous, on l’M, elle! Grâce à Missaa, plus question de rater ce qui se passe sur les passerelles, de même que les soldes surprise chez nos designers préférés. Et elle a le don de terminer ses billets par des questions qui suscitent de nombreux commentaires. Généreux en photos, Elle M la mode nous entraîne au coeur des événements et nous permet de saisir en un coup d’oeil de quoi demain sera fait. 
La magasineuse
Que de temps sauvé! En véritable fouineuse, Francine Jacques nous donne les meilleurs sites où commander des livres, des cadeaux originaux ou de la viande bio. Au total, plus de 500 sites québécois et canadiens de magasinage et d’achats en ligne.
Jeans & Stilettos
Quoi de mieux qu’une styliste et une journaliste pour nous initier aux tendances look et beauté? Visiblement, le duo se plaît à ratisser la planète mode afin de nous dévoiler le dernier chic et les griffes en solde (chut!) tout en nous glissant un ou deux conseils au passage. 
VLAN!
Trippeuses de pubs, à nos souris! Geneviève Piquette ajoute régulièrement sur son blogue des photos et des vidéos qui respirent le génie. Fille de communications et de marketing, elle a l’art de repérer les petits bijoux, qu’elle prend visiblement plaisir à partager. Parce que la pub n’offre pas que des pauses-pipi!
Ma vie est tout à fait fascinante
L’illustratrice publicitaire Pénélope Bagieu devient Pénélope Jolicoeur et nous livre des tranches de sa vie parisienne sous forme de dessins. Comme ça, pour rien. C’est drôle, frais et différent.
La planète écolo de Cécile Gladel
Cécile Gladel est auteure, journaliste indépendante (pour Coup de pouce, notamment) et, surtout, passionnée d’écologie, d’engagement social et de consommation responsable. Quand les discours environnementaux s’embrouillent et qu’on peine à s’y retrouver, elle s’empresse de prendre le clavier et d’éclairer nos lanternes. Cette Auvergnate d’origine, Québécoise d’adoption, a le don de lancer des discussions enlevantes sur les questions d’actualité et de dénoncer la bêtise.

C’est vraiment flatteur de se retrouver dans cette liste et je vous invite à découvrir les autres blogueuses de ce palmarès. La blogosphère féminine est vraiment d’une incroyable richesse!
Voici le lien pour découvrir les autres blogueuses :
http://www.coupdepouce.com/bien-dans-ma-tete/psychologie/25-blogues-de-filles…

Votre employeur deviendra-t-il ISO-Famille?

C’est en lisant l’excellent dossier sur la conciliation travail-famille du Châtelaine du mois de mai que j’ai appris que le Ministère de la famille et des aînés avait entrepris en 2007 un projet de norme «conciliation travail-famille» à l’intention des entreprises.  Le travail de normalisation est entre les mains du Bureau de normalisation du Québec et devrait voir le jour en 2010 (on parlait de l’hiver 2010, mais elle n’a pas encore été publiée). Interviewée par Jobboom, Claire Gagnon, porte-parole du Ministère, explique que le but est de «spécifier les exigences en matière de bonnes pratiques de conciliation travail-famille, et de les faire appliquer dans les organisations désireuses d’adopter de telles pratiques». Un peu à l’image d’une certification de type ISO.

La norme 9700-820  vise à inclure une série de mesures qui porteront le sceau « conciliation travail-famille», telles que le télétravail ou les horaires flexibles, par exemple. Il s’agira d’une démarche volontaire de la part des entreprises.

Le comité consultatif pour l’élaboration de cette norme est formé de représentants de petites entreprises, de la Jeune chambre de commerce du Québec et des principaux syndicats.  Aucune grande entreprise n’y est toutefois représentée. Humm…

Entre temps, le ministère de la Famille et des Aînés accorde un prix «Conciliation travail-famille» à des entreprises qui se distinguent dans leur démarches pour faciliter la vie de leurs employés.  En 2009, trois entreprises ont reçu ce prix : Le concessionnaire Sherbrooke Toyota, Price Waterhouse Cooper (Québec) et CIMA+  (Laval).  Une mention spéciale a été accordée à Welch Bussières, avocats à Québec. Dernièrement, Nova Envirocom (Sherbrooke) a aussi remporté ce prix.

Interviewé par Châtelaine, Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec affirme que la conciliation travail-famille s’améliorera à compter de 2013 : « À partir de 2013, il y aura plus de travailleurs qui partent à la retraite que de gens qui arrivent sur le marché du travail. Historiquement, le Québec a toujours connu un surplus de travailleurs par rapport aux postes disponibles. Ce sera bientôt l’inverse. Les employeurs devront trouver des solutions pour accommoder leurs employés. C’est une question d’offre et de demande.»

 En va espérer qu’il aura raison!

Croyez-vous qu’on devrait augmenter le tarif des services de garde?

Au début d’avril, au lendemain du dépôt du budget Bachand,  Sophie Cousineau, la chroniqueuse Affaires du journal La Presse se disait en faveur d’une augmentation du tarif des services de garde de 7$ à 10$. Le même jour, dans son blogue, elle se disait agréablement surprise de constater que la plupart de ses lecteurs y étaient aussi favorables.

D’ailleurs, parmi les 274 commentaires enregistrés sur son blogue cette journée-là, nombreux sont les lecteurs qui sont favorables à l’augmentation des frais de garde à 10$, mais certains proposent l’adoption d’un tarif modulaire selon le nombre d’enfants (par exemple : 1 enfant = 10$, 2e enfant =7$ 3e enfant =5$).  Par contre, une mère monoparentale de trois enfants souligne qu’il lui en coûte déjà 280$ par mois pour les services de garde et qu’une augmentation l’amènerait à payer 400$ par mois (et éventuellement 600$ par mois une fois les trois enfants à la garderie).  Bref, une augmentation du tarif des services de garde permettrait d’aller chercher 200 millions de dollars supplémentaires, mais rien ne dit que cet argent servirait à subventionner de nouvelles places en garderie.

Il est vrai qu’on pourrait augmenter un peu le tarif quotidien des services de garde, mais pourquoi ne le fait-on pas sur une base annuelle et selon l’indice des prix à la consommation? Selon l’indice des prix à la consommation (IPC), le 7$ de 2004 équivaut à 7,82 en 2010.  Par contre, il me semble qu’on devrait trouver une manière d’épargner les familles à faible revenu et celles de la classe moyenne qui ont deux ou trois enfants en même temps à la garderie ou à l’école.

Ce qui m’inquiète toutefois, c’est qu’on augmente les tarifs sans pour autant voir d’amélioration dans la distribution et l’accessibilité des places.  S’il s’agit d’un programme universel, il doit l’être pour tous et à tout moment de l’année (avez-vous déjà essayé de trouver une place en CPE en hiver?). 

Évidemment, il ne faut pas oublier qu’ailleurs au Canada et partout où les services de garde ne sont pas subventionnés directement, le tarif quotidien augmente sans cesse.   Dans le tableau ci-dessous tiré de Today’s Parent (avril 2010), on constate que les frais de garde atteignent jusqu’à 57$ par jour pour un poupon en Ontario. En Australie, on paie entre 55 et 125$ par jour pour un service comparable à celui de nos CPE. How much is too much? Malgré une allocation accordée aux parents, à ce prix, à quoi ça sert d’aller travailler? 

Dans ce forum de discussion anglophone (Circle of Moms), on a demandé à des mères combien elles payaient pour leurs services de garde.  Plusieurs disent débourser 40$ et plus par jour pour un seul enfant (800$ et plus par mois), une mère australienne dit payer 67$ par jour.  Ce qui m’étonne par contre, c’est le nombre de mères américaines qui disent payer moins de 100$ par semaine. 

Et vous, croyez-vous que le tarif des services de garde au Québec devraient être augmentés?

NDLR 23-04-2010 : Le titre de ce billet a été modifié pour mieux refléter son contenu (titre antérieur : Combien coûte une garderie à l’extérieur du Québec?).